 Paris des Années Folles Jeu de rôle à Paris dans les années 20 |
| | Une matinée bien mal entamée ... | |
| | | Auteur | Message |
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Elisa

Inscrit le : 24 Fév 2008 Messages : 42 Métier : peintre
| Sujet: Une matinée bien mal entamée ... Mar 1 Juil - 16:42 | |
| Se frayant un chemin au travers de la foule hétéroclite qui circulait au milieu des échoppes de marchands, Elisa, un panier à la main, venait comme chaque semaine faire ses courses dans ce quartier à l’ambiance si caractéristique. Les cris des commerçants se mêlaient aux bruits des discussions animant la populace qui venait ici se ravitailler, créant une ambiance agréable bien que très bruyante qu’appréciait beaucoup la jeune peintre. Ce qu’elle aimait par-dessus tout ici était le fait qu’elle se fondait parfaitement dans la foule, n’attirant aucun regard méprisant ou apitoyé sur elle comme lorsqu’elle exposait son art à Montparnasse. Ici, elle n’était qu’une jeune femme parmi tant d’autres mis à part le fait que son petit compagnon à plumes attirait quelques paires d’yeux mais jamais plus.
Passant d’étal en étal, elle jaugeait les denrées proposées et réfléchissait à ce dont elle avait besoin en priorité. Elle finit par acquérir quelques fruits et légumes de saison, une baguette, un poisson pêché le matin même dans la Seine et une toute petite pièce de viande, nourriture dont elle raffolait mais qui coûtait en général trop cher pour elle. Cependant, elle avait décidé de s’offrir cela aujourd’hui, bénéficiant de quelques économies suite à une commande honorée le matin même.
Heureuse d’avoir trouvé tout ce qu’il lui fallait, la jeune femme s’apprêtait à retourner sur ses pas pour rentrer chez elle quand un passant particulièrement pressé la bouscula. Déséquilibrée, Elisa tomba par terre, son panier alourdi par ses derniers achats lui échappant des mains pour répandre son contenu tout autour. La jeune peintre laissa échapper un « Non ! » de colère et d’anxiété, car elle avait là toutes ses provisions de la semaine qui avaient bu une grande part de ses économies.
Se redressant rapidement, elle commença à ramasser les paquets les plus proches d’elle mais ne fut pas assez rapide pour un gamin téméraire qui attrapa le morceau de viande soigneusement emballé et détala, son larcin soigneusement serré contre sa maigre poitrine. Accablée, Elisa le regarda partir, la moitié de ses provisions dans les mains. |
|  | | Alister Bongoin

Inscrit le : 21 Aoû 2008 Messages : 16 Métier : Ecrivain
| Sujet: Re: Une matinée bien mal entamée ... Sam 23 Aoû - 11:09 | |
| Alister, levé de bonne heure comme à son habitude avait décidé de prendre l’air dans le quartier des Halles, quartier voisin à celui dans lequel il logeait depuis deux ans. Se couvrant la tête de son vieux chapeau et passant sur ses épaules sa veste usée, l’homme descendit l’escalier de son immeuble lentement en roulant une cigarette. Lorsqu’il passa la porte, Alister leva machinalement la tête vers le ciel pour voir le temps qu’il faisait. Mais à vrai dire, si ce geste lui était important dans le temps, à présent il oubliait instantanément se qu’il venait de conclure. Aussi, sans savoir si il faisait beau ou si il allait pleuvoir, Alister alluma sa courte cigarette et commença à tirer dessus.
L’auteur passa comme chaque matin devant le kiosque d’un marchand de journaux qui criait les titres. Déposant une petite pièce de monnaie sur le comptoir, Alister pris un quotidien au hasard et lut les gros titres. Encore une fois, les voleurs proliféraient, pillant les petites échoppes des rues commerçantes. Rien de bien exaltant pour un auteur en quête d’inspiration. Il lut alors les petites annonces tentant de s’imaginer à quoi pouvait bien ressembler une personne étalant ces problèmes en publique afin que quelqu’un y trouve une solution à sa place. Alister sourit en coin, son mégot dans la bouche en s’imaginant demandé à quelqu’un de l’inspiration pour ses romans.
Sans y faire vraiment attention, Alister entra dans le quartier des Halles, machinalement, comme chaque matin. Il marcha à travers la foule qui ne lui prêtait pas plus d’attention que lui-même. Il tira une nouvelle bouffée sur son mégot bien raccourcis et tourna une page de son journal pour arriver aux décès. Soupirant en se demandant quel genre de gens pouvait bien lire cette page plus qu’inutile puisque si l’un de nos proches venait à mourir il était évidant qu’on le serait assez vite et sans l’aide d’un quotidien. Il tourna donc la page sans lire un seul nom des morts de la journée passée. Alister allait commencer la lecture d’un article pompeux sur l’économie de la ville qui à cause de la criminalité n’allait pas très bien lorsqu’un jeune garçon passa en courant et le percuta. Alister laissa tomber son mégot sur le pavé et lâcha un juron de mécontentement. Puis sans faire attention au garçonnet qui était tombé sur les fesses. Alister replia son journal mécontent et chercha sa cigarette des yeux. Devinant qu’il ne pourrait pas la retrouver, il posa les yeux sur le jeune homme qui cherchait quelque chose à quatre pattes. Alister le suivit des yeux et remarqua un petit paquet emballé dans un coin que le garçon n’avait pas encore fouillé. L’attrapant discrètement, Alister se rendis compte qu’il s’agissait de viande. Il le glissa alors dans sa poche et releva le garçon.
« Tu devrais plus faire attention à ton chemin jeune homme. »
Puis, voyant l’aspect misérable de l’enfant, Alister sut tout de suite que le morceau de viande n’était à l’origine pas le sien. Alors, l’attrapant par l’épaule, Alister rangea son journal et le fit revenir sur ces pas. Il marcha à travers la foule pendant deux minutes interrogeant du regard le gamin afin qu’il lui dise à laquelle de toutes ces personne il avait chapardé la viande. Puis, au bout d’un moment, l’enfant montra une dame du doigt, elle portait un petit panier à la main et un oiseau l’accompagnait.
« Tu es sur de toi ? »
Le gamin acquiesça d’un signe de la tête. Alors, Alister raffermi son emprise sur lui et le mena devant la dame. Décidant de ne pas trop faire porter le chapeau au jeune voleur, Alister glissa le morceau de viande dans les main de l’enfant et se présenta devant la demoiselle à l’oiseau.
« Je crois, mademoiselle, que mon fils ici présent à quelque chose qui vous appartient. »
L’auteur regarda le garçon dans les yeux avec insistance qui finit par comprendre et remis la viande à l’inconnue en grommelant quelque chose qui ressemblait à des excuses.
« Je suis désolé, je ne sais pas où il a prit cette mauvaise habitude de voler comme ça. Allez Jules, rentre à la maison et va aider ta mère. »
Alister relâcha son étreinte et le gamin repartie disparu dans la foule sans avoir besoin qu’on lui répète quoi faire.
« Je suis encore une fois désolé de son attitude. Il ne vous a rien pris d’autre ?» demanda Alister en jetant un œil au panier dans lequel se trouvait les vivres de la demoiselle. |
|  | | Elisa

Inscrit le : 24 Fév 2008 Messages : 42 Métier : peintre
| Sujet: Re: Une matinée bien mal entamée ... Sam 23 Aoû - 11:48 | |
| La foule, indifférente à la petite scène dont Elisa était au cœur, continuait son train-train quotidien, sans regarder la jeune femme ; ce genre d’évènement était malheureusement plus que courant.
Affligée, la jeune peintre se résigna à dire adieu à son bout de viande et reprit tristement le chemin de son appartement. Mais au bout de quelques instants, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle revit le jeune voleur s’avancer vers elle, accompagné d’un homme vêtu pauvrement, qui lui adressa poliment la parole. Ainsi, il était le père du petit voyou ! Celui-ci lui rendit d’ailleurs son bien avec quelques mots d’excuses, après un petit moment de flottement, et s’en fut en courant sans demander son reste à l’injonction de l’homme.
Eberluée, Elisa ne savait pas quoi dire. Elle fixait le petit paquet, incrédule, comme si elle ne pouvait pas admettre le concours de circonstances qui le lui avait rendu. Au bout de quelques instants, elle releva les yeux sur son interlocuteur et lui adressa un grand sourire lumineux:
« Oh, merci beaucoup Monsieur, vous ne pouvez pas savoir le plaisir que vous me faites !! Ne vous inquiétez pas, votre fils ne m’a rien pris d’autre. Ne vous excusez pas, ce n’est pas vous qui m’avez volé … Les excuses du petit suffiront pour cela. Je déplore pourtant qu’il en soit réduit à voler pour survivre, la pauvreté conduit vraiment aux pires extrémités … »
S’interrompant brusquement, Elisa se rendit compte qu’elle parlait là au père du garçon, et prit conscience de ce que ses propos pouvaient avoir de blessant pour lui.
« Oh excusez-moi, je n’aurais pas du dire çà comme çà ! Je ne réfléchis pas quand je parle, je ne voulais rien insinuer à votre propos ! Je sais bien combien la vie est difficile quand on n’a pas de travail rentable …»
Sentant qu’elle s’enfonçait lourdement, la jeune femme s’arrêta et détourna les yeux, une brusque rougeur colorant ses joues. Encore une fois, elle venait de mettre les pieds dans le plat ! Quand apprendrait-elle donc à réfléchir quand elle ouvrait la bouche ?!
Jetant un coup d’œil inquiet à l’homme, elle guetta sa réaction. |
|  | | Alister Bongoin

Inscrit le : 21 Aoû 2008 Messages : 16 Métier : Ecrivain
| Sujet: Re: Une matinée bien mal entamée ... Dim 24 Aoû - 11:55 | |
| Quoi qu’on dise, les gens n’agissent pas tous de la même façon, car alors que la plus part des personnes se trouvant à se moment là dans le quartier aurait blâmer Alister pour l’éducation de son soi-disant fils, la demoiselle que le gamin avait choisi de voler se suffisait de simple excuse de la part du gamin. Alister en fut étonné, mais il lui semblait que cette même demoiselle avait une capacité surprenant à faire des gaffes lorsqu’elle parlait à quelqu’un qui aurait put être très susceptible. La voyant s’enfoncer de plus en plus, Alister croisa les bras et sourit tout en regardant le sol de façon à se que le bord de son chapeau cache ses lèvres qui à se moment là auraient put être aussi insultante que des mots.
Se disant que ne pas regarder la jeune femme dans les yeux pouvait être aussi blessant, Alister releva soudain la tête, ses lèvres ayant repris leur position neutre. Il croisa son regard au moment où elle s’excusait et sans doute son regard fit dire une nouvelle bêtise à a demoiselle car elle critiqua malgré elle le métier du l’auteur avant de se taire, gênée. Cette fois-ci, Alister ne baissa pas la tête et se permis de sourire en regardant son interlocutrice dans les yeux avant que celle-ci ne tourne e regard. Alister s’aperçu qu’elle rougissait de honte et son sourire s’effaça.
Je comprend se que vous voulez dire, ne vous en faîtes pas, cela ne me vexe qu’a moitié. Car j’ai choisi mon métier, j’en ai eu la chance, malheureusement, à cause de la guerre et de tout se qui s’en suivit, les gens n’ont plus grand-chose à faire des livres dont je suis l’auteur. Ils ont trop de problèmes pour s’intéresser à ceux de mes personnages.
Alister faute de ne pas pouvoir regarder la jeune femme regarda son oiseau tout en parlant, il n’avait jamais vu d’animaux aussi dociles, mais après tout, là n’était pas la question. Il porta alors son regard sur le panier et comme il n’avait rien à faire, proposa d’accompagner son interlocutrice un moment.
Voulez vous que je vous accompagne un moment afin que nous discutions un peu plus, je n’ai rien à faire si ce n’est du temps à perdre. C’est là le seul avantage de mon métier, si le temps libre est un bien. |
|  | | Elisa

Inscrit le : 24 Fév 2008 Messages : 42 Métier : peintre
| Sujet: Re: Une matinée bien mal entamée ... Lun 25 Aoû - 19:14 | |
| Rougissante, Elisa entraperçut le sourire que cachait l’homme qui venait de l’aborder. Elle ne pouvait guère lui en vouloir, elle devait bien paraître comique à s’enfoncer toute seule ainsi alors qu’ils avaient à peine échangé quelques paroles. Mais les explications qui suivirent lui firent aussitôt oublier sa propre gêne et elle répondit :
« Oh vous êtes écrivain ! Quel superbe métier ! Moi-même, j’adore lire et je me jette sur un roman dès que j’en vois un !
Pourrais-je connaître votre nom, si je ne suis pas indiscrète ? Peut être ai-je déjà eu le plaisir de lire une de vos œuvres ! »
Puis, après une petite pause, elle reprit :
« Je comprends tout à fait, je suis moi-même peintre, et je constate aussi ce recul pour tout ce qui touche à l’art. C’est fort dommage, car je pense que justement l’art pourrait bien être une des voies de guérison pour certaines personnes, car cela permet de se sortir de ses propres soucis pour se plonger dans un autre monde … »
Elisa s’interrompit brusquement, se rendant compte que telle qu’elle était partie, la conversation risquait fort de tourner au monologue philosophique.
« Enfin bon, je ne vais pas commencer à disserter sur le sujet, dès que je suis lancée, impossible de m’arrêter^^ »
Puis, l’inconnu lui proposa de l’accompagner. Elisa eut une légère hésitation ; après tout, elle ne connaissait pas cet individu, et elle était seule. Mais elle se dit que rien de grave ne pourrait se passer tant qu’ils resteraient dans la foule, aussi accepta-t-elle avec un grand sourire ; voilà qui la changerait de sa solitude habituelle !
« Oui, avec plaisir ! Je vous dois bien çà pour m’avoir ramené ma pitance !^^ »
Soudain hésitante, la jeune peintre posa un regard interrogateur sur son interlocuteur.
« Mais … Ne vous attends-t-on pas chez vous ? Votre femme, votre fils ? … » |
|  | | Alister Bongoin

Inscrit le : 21 Aoû 2008 Messages : 16 Métier : Ecrivain
| Sujet: Re: Une matinée bien mal entamée ... Mer 27 Aoû - 14:55 | |
| La jeune fille sembla sortir de sa gène lorsque Alister lui fit part de son métier. Elle s’empressa de lui demander son nom afin de savoir si elle avait face à elle l’auteur de l’un des livres qu’elle avait lu. Cela fit plaisir à l’homme qui déclina son identité en souriant ce qui ces derniers jours était plutôt rare.
« Alister Bongoin, c’est comme ça que ms parents me baptisèrent il y a 32 ans. Mais cela m’étonnerais fort que vous ayez lut l’un de mes livres ses derniers temps à moins que vous ne soyez l’une des rares personnes à attacher un intérêt à mes ouvrages. Car comme je vous l’ai dit à l’instant, les gens n’achètent guère mes livres à présent. »
Mais avant que l’écrivant n’ai put terminer sa phrase, la jeune personne toute égaillée à l’idée de parler d’art enchaîna sur son métier, il se trouvait qu’elle aussi était dans le domaine artistique dans un autre genre certes, mais de près ou de loin, tous les métiers dont les pratiquants sont nommés artistes se ressemblent. Donc elle était peintre, Alister n’avait jamais sut parler comme le grand expert lorsqu’il voyait un tableau. Et si jamais on lui demandait son avis il ne répondait que par « oui j’aime bien » ou « non, ça ne me dit rien ». C’est pourquoi personne n’invitait jamais Alister dans des galeries d’art ou pour les vernissages et à vrai dire cela ne l’embêtait pas plus que ça. Mais étant donné que son interlocutrice était dans le milieu de la peinture pour ne pas dire au centre même de cette art et qu’elle avait commencé à parler de son métier, il semblait naturel à Alister d’enchaîner et de répondre avec quelque chose de plus original qu’un simple « oui » ou « non » qui dans ce cas là n’avaient rien à faire pour une question de sens dans la conversation.
Aussi et parce que c’était vrai, Alister répondit tout simplement à la jeune personne :
« Ne vous en faîtes pas par rapport à votre conversation, je partage votre point de vue sur la guérison que pourrait amener l’art aux gens. »
Oui, c’était vrai, une partie de lui pensait en effet que l’écriture le maintenait hors du temps et loin de la misère mais à condition qu’il puisse s’y réfugier à volonté et le fait que l’auteur soit là et non dans sa chambre de bonne penché sur sa vieille machine afin d’écrire montrait que ce n’était pas le cas.
En revanche, la jeune demoiselle sembla hésité un bref instant à la compagnie d’Alister et il n’aurait sut l’en blâmer car lui-même aurait eu peur de partager la compagnie d’un inconnu à l’aspect douteux alors que les gros titres des journaux, et celui que portait Alister sous le bras inclus, annonçait que la criminalité était en plein essors. Malheureusement pour les inconnus qui auraient voulu l’aborder, Alister semblait parfois être la personne la plus détestable du monde se qui l’arrangeait de temps à autre.
Mais soudainement, comme un couteau qu’on enfonce, des mots qu’Alister n’avaient plus entendus depuis des années (du moins lorsqu’ils lui étaient adressés). Sur le coup, il ne se souvint plus du subterfuge qu’il avait utilisé pour entamer la conversation et une voile passa sur son visage qui sembla s’assombrir d’un coup.
« Je ne suis pas pressé de les retrouver… ils sont mort depuis plus de deux ans… »
C’est alors qu’Alister compris l’erreur qu’il venait de faire, la demoiselle parlait du jeune garçon qui lui avait volé son morceau de viande et qu’Alister avait fait passé pour son fils. Il se mordit les lèvres et hésita à se frapper le front désolé de sa stupidité, mais retenant sa main et conscient qu’il venait de plomber l’ambiance, il enchaîna sur un sujet sans trop de rapport.
« Et si non, je ne vous ai pas demandé votre nom, quel est-il ? »
Mais le mal était fait. |
|  | | Elisa

Inscrit le : 24 Fév 2008 Messages : 42 Métier : peintre
| Sujet: Re: Une matinée bien mal entamée ... Mer 27 Aoû - 19:01 | |
| Tout en se frayant un chemin parmi la multitude de Parisiens qui se retrouvaient ici, Elisa tendait l’oreille pour écouter les propos de son compagnon malgré le vacarme assourdissant qui régnait.
Lorsque celui-ci se présenta, la jeune peintre ne put retenir une exclamation de surprise et d’excitation :
« Oh ! Vous êtes Alister Bongoin ?? Pas possible ! Je vous ai découvert il n’y a pas longtemps, j’ai lu votre dernier roman et je l’ai adoré !! L’émotion contenue dedans m’a beaucoup touchée …
Justement, je me disais qu’il faudrait que je me procure vos autres livres un de ces quatre … »
Ayant soudain complètement oublié la scène gênante qui avait inauguré leur rencontre, la jeune femme ne pensait plus qu’à l’incroyable hasard qui avait mis sur sa route l’auteur de son dernier coup de cœur. Toute excitée, elle bombarda l’écrivain de questions :
« Avez-vous un autre livre en cours ? Pourrais-je connaître les titres de vos précédents ouvrages ? Où trouvez-vous toute cette inspiration ?... »
Puis, se calmant un peu en prenant conscience de son comportement sans aucun doute agaçant d’un point de vue extérieur, elle réfréna ses ardeurs et reprit :
« Veuillez m’excuser, je suis un peu brusque, mais j’ai du mal à croire que je vous vois là, en chair et en os … »
Puis, Alister répondit à son début de réflexion sur l’art comme moyen de guérison, et toute heureuse, elle enchaîna :
« C’est vrai ? çà me fait plaisir que quelqu’un comme vous, investi dans ce métier, partage cette opinion ! Je crois que pour ma part, c’est l’une des motivations qui m’ont poussé vers la carrière que j’ai choisi. J’essaie par mes tableaux de représenter une réalité plus riante que la vie de tous les jours et les peines des gens … »
Elisa n’en revenait pas ; voilà que le petit incident qui avait failli gâcher toute sa journée venait de se transformer en un petit miracle. Si on lui avait dit le matin même que quelques heures plus tard, elle parlerait de tout cela avec Alister Bongoin …
Mais elle sortit brusquement de ses pensées lorsque ce dernier répondit à sa simple question de politesse par une phrase qui la laissa interdite. Surprise, elle s’arrêta net en plein milieu de la rue. Des gens pressés, râlant abondamment, la bousculèrent légèrement au passage en manifestant leur mécontentement devant cette jeune personne qui se permettait d’entraver leur chemin.
« Comment cela morts ?! Mais … ne m’avez-vous pas ramené le larcin de votre fils ? … »
Puis, la compréhension se fit jour en elle, et, désolée, elle dit à Alister, en le regardant droit dans les yeux, indifférente à la foule qui maugréait tout autour :
« Oh ! Monsieur Bongoin ! Je suis vraiment navrée pour vous ! Je comprends maintenant la gêne de ce gamin ! Il a à présent une fameuse dette à votre égard ! En tout cas, merci encore, car rien ne vous obligeait à m’aider !! »
Puis, comprenant que son interlocuteur ne souhaiterait pas s’étendre plus longuement sur le sujet, la jeune peintre s’empressa de répondre à sa dernière question :
« Oh, moi, je m’appelle Elisa^^. Elisa de Maliany. » |
|  | | Alister Bongoin

Inscrit le : 21 Aoû 2008 Messages : 16 Métier : Ecrivain
| Sujet: Re: Une matinée bien mal entamée ... Ven 29 Aoû - 17:43 | |
| Le simple de nom d’Alister suffit à déclancher une vive excitation chez la demoiselle. L’auteur ne put s’empêcher de sourire lorsqu’il entendit son interlocutrice dire à travers la foule qui passait partout autour d’eux qu’elle l’avait découvert depuis peu et qu’elle était ravie de le rencontrer. Au moins, il avait une admiratrice qui n’était pas bibliothécaire. Car la plus part du temps, ses livres étaient achetés par des bibliothèques ou tout autre établissements publics où l’ont peut consulter des livres. Mais rares étaient les particuliers qui disaient avoir achetés un de ces livres, qui plus est le dernier. Et l’apprendre fit énormément de bien à Alister.
« Je suis sincèrement ravi que mon livre vous ait plut, et si j’avais eu les moyens de le faire je vous aurais sans doute offert mes autres ouvrages. Mais ne roulant pas sur l’or, j’ai besoin de chacun des exemplaires de mes livres afin de vivre. »
Puis, chose à laquelle Alister n’avait pas eu à faire face depuis un moment, il fut assaillit par des questions sur ses livres futurs et passés, sur ses méthodes d’écriture. Alors, prenant son rôle au sérieux mais néanmoins avec une petite touche d’ironie et un sourire en coin, Alister répondit aux questions de l’artiste peintre qui lui servait de compagnie. Il était content que cela se produise encore et se rendait compte de la chance qu’il avait eu de rencontrer l’une des rares personnes à le lire encore.
« Et bien mademoiselle, pour le moment je suis justement en quête d’idée pour mon prochain livre que je pense faire policier. La période que nous traversons à un avantage pour les écrivains, c’est que le crime étant omniprésent, nous avons suffisamment de sources d’idées dans les journaux pour ne pas à avoir à trop chercher. Ensuite, pour se qui est des titres de mes précédents romans, je pourrais vous citer mes plus gros succès qui était les premiers de mes livres comme par exemple L’inconnu de la Place rouge ou encore Un mot pour te dire… qui met en scène tout un ensemble de personnages qui passent leur temps à se tirer dans les pattes et à se réconcilier. Mais je ne suis même pas sur de les vendre avec une telle facilité si je venais à les écrire maintenant. »
Pensant avoir répondus à toutes les questions, Alister sourit et continua de marcher. Mais à priori, la réponse qu’Alister avait faîtes à propos de sa femme et de son fils n’avait pas échappée à la demoiselle qui s’arrêta bouche bée. L’écrivain remarquant qu’il avançait seul se retourna à moitié surpris devinant se qui causait cette effet à son interlocutrice. Après un petit moment de doutes et de réflexion, la jeune fille compris sans qu’Alister n’eu à lui expliquer et cela l’arrangea bien. Alors, elle se répandit en excuse et en remerciement et Alister fit savoir d’un signe de la tête qu’il s’en fichait maintenant.
Alors, comprenant que l’auteur désirait changer de sujet, la demoiselle se présenta.
« Enchanté mademoiselle Elisa, vraiment. Mais je regrette de ne pas pouvoir parler de vos tableaux comme vous avez parlé de mes livres. Car a vrai dire, et c’est tout honteux que je vous l’avoue, je ne connais strictement rien dans le domaine qui est le votre. J’ai essayé de m’y intéressé, mas je suis plutôt mauvais en peinture et même en temps que spectateur. »
Disant cela, Alister sourit et invita la demoiselle Elisa à avancer car à rester immobile comme ils l’étaient, ils gênaient plus les gens qu’autres chose. |
|  | | Elisa

Inscrit le : 24 Fév 2008 Messages : 42 Métier : peintre
| Sujet: Re: Une matinée bien mal entamée ... Dim 31 Aoû - 14:18 | |
| Elisa était suspendue aux lèvres d’Alister, buvant chacune de ses paroles. Elle s’empressa de noter soigneusement mentalement les titres que lui confia son interlocuteur et se promit de se rendre chez un marchand d’occasion pour se les procurer dès que faire se peut. Puis elle revint à leur conversation :
« Oh, ne vous inquiétez pas, je comprends tout à fait, j’irai les acheter dès que je le pourrai^^
En tout cas, je comprends tout à fait votre point de vue au sujet de votre source d’inspiration, il est vrai que notre époque ouvre de nombreuses voies aux artistes tels que vous. Je sais que certains de mes confrères essaient eux aussi à leur manière de transcrire ce côté obscur dans leurs toiles … »
Puis, l’écrivain répondit poliment aux présentations d’Elisa, tout en s’excusant au sujet de son ignorance du monde de la peinture. La jeune artiste s’empressa alors de lui répondre :
« Oh, ne vous inquiétez pas pour çà, je peux difficilement vous demander de me connaître vu ma piètre célébrité^^ A vrai dire, je suis plutôt au début de ma carrière, et il est très difficile de se constituer une clientèle quand on voit le nombre incroyable d’artistes qui cherchent à percer dans la capitale …
Et puis, on ne peut pas tout connaître^^ Ne vous en faites pas, je ne suis pas du genre à faire du prosélytisme si la peinture ne vous intéresse pas, on peut tout à fait parler d’autre chose ! »
A ce moment, Alister fit signe à la jeune femme de se remettre en route. En effet, un petit bouchon s’était crée autour des deux artistes et un bourdonnement diffus de protestation commençait à prendre de l’ampleur. Rougissant légèrement, Elisa se dépêcha de revenir à la hauteur de l’écrivain et se remit en route d’un pas alerte, dégageant ainsi la circulation de son inopportune présence.
A ce moment, son petit oiseau, qui n’aimait pas vraiment la foule, décida d’aller voir un peu ailleurs et prit son essor de l’épaule de la jeune femme où il se tenait sagement depuis le début. Elisa le regarda survoler la populace en souriant, nullement inquiète de ce départ soudain ; elle savait que tôt ou tard, il reviendrait vers elle et il y avait de grandes chances pour qu’elle le trouve perché sur le sommet de son lit quand elle rentrerait.
Elle se tourna alors vers Alister et lui demanda en souriant :
« Avez-vous un animal de compagnie, Monsieur ? Pour ma part, je trouve qu’en plus de la compagnie qu’ils fournissent aux personnes esseulées, ils peuvent être parfois sources d’inspiration et suggérer des idées qu’on n’aurait pas eues sinon. Qu’en pensez-vous ? » |
|  | | Alister Bongoin

Inscrit le : 21 Aoû 2008 Messages : 16 Métier : Ecrivain
| Sujet: Re: Une matinée bien mal entamée ... Sam 6 Sep - 15:27 | |
| La jeune peintre promis qu’elle ferais un tour dans une boutique pour tenter d’obtenir l’un des livre d’Alister et cela le fit gentiment sourire. Il avait devant lui l’une des rares personne prêtant encore de l’intérêt à son œuvre, mais pour combien de temps, personne n’aurait sut le dire. Alors Elisa avoua qu’elle débutait dans le domaine de l’art et que l’ignorance de l’auteur par rapport à sa notoriété était tout à fait naturelle. Elle accepta également de passer sur le sujet de l’art pictural se qui fit plaisir à Alister. Il sourit pour tout remerciement.
C’est à ce moment là que la jeune demoiselle se remit en route un peu confuse d’avoir gênée la circulation des piétons qui allaient et venaient autour d’eux. Les deux artistes marchèrent un petit instant et Alister ne remarqua même pas l’envolé de l’oiseau qui était depuis le début de leur conversation perché sur l’épaule de la jeune Elisa. A vrai dire Alister se coupait presque du monde lorsqu’un petit moment de silence se faisait sentir. Il plongeait alors dans les méandres de son imagination et de ses réflexions à la recherche d’un début, d’une suite ou d’une fin pour les aventures de ses personnages. Aussi l’auteur ne compris pas tout de suite se dont voulait parler son interlocutrice. Puis voyant qu’il manquait l’oiseau, il fit le rapprochement avec sa question.
"Excusez moi… je pensais à quelque chose… que dîtes vous ? Un animal de compagnie ? Et bien non, je n’en ai pas. Et je ne suis même pas sur que la compagnie d’une bête que se soit à poils à plumes ou encore à écaille puisse mettre d’une aide. J’aime à travailler en silence même si je cherche l’inspiration dans le bruit. Et puis je pense que se serait trop de travaille. Non vraiment… mais pour se qui est des idées qu’ils inspirent, je préfère me servir des faits divers d’un quotidiens, car un meurtrier ne vaut guère mieux qu’un animal. J’espère ne pas vous choquer. Mais c’est se que je pense…"
Disant cela, une sensation de froid et d’oublie revint en mémoire à Alister. Il l’avait connu, et lui aussi avait alimenté les faits divers… mais il ne voulait plus y penser. Oui il avait tué cet homme, c’était une évidence et même la plus profonde des amnésie n’aurait rien put contre les vêtement maculés de sang qu’il avait eu à nettoyé par la suite.
Toute cette partie de doute revint dans son esprit et Alister se demanda un moment si il en était réellement sortit, si un jour… il ne risquait pas de recommencer… Se disant que tout cela était absurde, qu’il avait agit sous l’effet de l’alcool, Alister tenta de repenser à autre chose. Il regarda la ravissante jeune fille qui se trouvait à côté de lui et oublia sa sombre réflexion.
"Mais je ne suis pas expert en ornithologie, quel était cet oiseau ? Il est bien beau ma foi."
Après tout, si il ne faisait pas d’effort pour réalimenter la discussion, Alister risquait fort de replonger dans ces penser aussi désagréables soient-elles.
hrp : arf ! Je suis désolé de ne pas avoir put poster plus tôt, mais j’ai un emploie du temps de merde… ==' |
|  | | Elisa

Inscrit le : 24 Fév 2008 Messages : 42 Métier : peintre
| Sujet: Re: Une matinée bien mal entamée ... Hier à 15:02 | |
| (hrp: pas de problème, je comprend tout à fait, réponds quand tu peux, je suis pas pressée!^^)
De lourds nuages obscurcissant le radieux soleil de ce matin attirèrent le regard d’Elisa, la faisant lever le nez vers le ciel. Elle fronça légèrement les sourcils, contrariée par ce brusque changement de météo. En effet, la pluie la rendait souvent morose et favorisait de soudains accès de mélancolie dont elle se serait volontiers passée. Enfin bon, personne ne pouvant commander au temps qu’il faisait, il faudrait bien qu’elle fasse avec.
Reportant son attention sur Alister, elle l’écouta attentivement parler de son opinion sur les animaux de compagnie, analysant ses propos. Elle ne put retenir un petit sourire lorsque celui-ci énonça une ambigüité, trait caractéristique de l’artiste véritable : « J’aime à travailler en silence même si je cherche l’inspiration dans le bruit. »
Cependant ses propos suivants retirèrent immédiatement ce début de manifestation positive pour laisser place à une expression plus dure. La jeune peintre, passionnée par tout ce qui se rapportait à la Nature, n’appréciait pas beaucoup la comparaison des meurtriers avec les animaux, ce qu’elle s’empressa de souligner :
« Veuillez m’excuser, Monsieur, mais pour ma part, je pense que les assassins n’arrivent pas à la cheville des animaux, car ces-derniers ne tuent que pour se nourrir ou se défendre, tandis que les Hommes s’éliminent entre eux pour des motifs triviaux qui n’ont rien à voir avec la survie, et certains même y prennent plaisir. Je n’accorderai jamais à cette sorte d’individu le bénéfice même d’un regard de mépris, tellement ils me dégoûtent.»
Elisa marqua une pause dans sa tirade enflammée, fixant les yeux sur son compagnon afin de guetter sa réaction.
« Je comprends en revanche que certaines affaires soient sources d’inspiration pour les écrivains comme vous, mais faites attention à ne pas tomber dans le morbide, car l’art ne doit pas exciter les plus vils instincts de l’Homme, mais au contraire le faire rêver et souligner ses meilleurs aspects … »
La jeune femme sourit en constatant qu’elle s’était laissé emporter par ses convictions mais c’était plus fort qu’elle. Sa franchise naturelle ne la laissait pas taire ce genre de chose quitte à s’attirer parfois quelques ennuis …
Le regard toujours posé sur l’écrivain, elle espérait de tout cœur ne rien avoir dit qui l’indispose. Elle ne regretta pourtant pas avoir parlé, ressentant seulement la crainte d’avoir contrarié un artiste pour l’œuvre duquel elle avait de l’estime.
Puis, elle se vit interrogée sur l'espèce de son oiseau. A cette question, elle ne put que lever de grands yeux contrits vers son interlocuteur:
"Je suis navrée, mais je n'en ai strictement aucune idée. Je l'ai soigné et recueilli il y a quelques temps car je l'ai trouvé blessé au cours d'une promenade, et depuis, il ne veut plus me quitter. Je pencherais pour une espèce parente de la perruche, mais moi non plus je ne m' y connais guère ...
Peut être s'est-il enfui de chez un précédent propriétaire, mais quoiqu'il en soit, sa compagnie m'est très précieuse, je ne sais pas ce que je ferais sans lui ..."
Une goutte froide tombant sur la joue d’Elisa cessa net ses propos pour la faire revenir vers des préoccupations beaucoup plus triviales.
« Oh zut ! »
L’averse qui se préparait s’était décidée à tomber, au début lentement, puis arrosant copieusement la foule au bout de quelques minutes. Aussitôt, une immense cohue secoua la populace, les passants se précipitant dans tous les sens à la recherche d’un abri, tandis que les commerçants se dépêchaient de recouvrir leurs marchandises de toiles huilées pour ne pas abîmer leur gagne-pain.
Pris dans un soudain tourbillon de frénésie, les deux artistes virent leur avancée sérieusement entravée par tous ces gens qui allaient en tout sens, comme une nuée d’oiseaux effrayés. Elisa agrippa alors le bras d’Alister et l’entraîna dans une ruelle adjacente afin d’échapper à la cohue.
Au bout de quelques instants, Elisa se tourna vers ce dernier, toujours souriante :
« Veuillez excuser mon initiative, mais je crois que quelques secondes de plus dans cette foule et nous aurions été proprement broyés, sans compter tous les pickpockets qui s’en donnent à cœur joie dans ces occasions particulières … » |
|  | | | Une matinée bien mal entamée ... | |
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