Paris des Années Folles

Jeu de rôle à Paris dans les années 20
 
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 une journée comme les autres ...

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Elisa

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MessageSujet: une journée comme les autres ...   Mer 27 Fév - 23:28

Les premiers rayons de soleil vinrent caresser les cheveux d'Elisa alors qu'elle installait son chevalet sous le chêne centenaire qu'elle avait adopté comme emplacement. Son petit oiseau sur l'épaule, la jeune femme ne mit pas longtemps à installer son matériel, mue par la force de l'habitude.

La présence de l'arbre dans son dos la calmait, la soulageait en un sens car elle gardait ainsi contact en permanence avec cette nature qu'elle aimait tant, même si c'était au milieu de la plus grande ville de France et au milieu d'un minuscule carré d'herbe perdu parmi une immensité de rues et de sombres bâtiments.

Elle sortit comme toujours ses toiles destinées à être exposées qu'elle plaça contre l'énorme tronc de l'arbre, ses tubes de peinture, sa palette, dont les multiples colorations témoignaient d'un long usage, rassembla ses idées, et se mit à peindre.

C'est alors qu'elle entra dans cette transe propre à l'expression de son art. Le thème qu'elle avait choisi, son cher maître chanteur (comme elle aimait à appeler l'oiseau qui l'a adoptée) perché sur une branche, l'envahit totalement et plus rien n'existait plus pour elle que son pinceau, sa toile et son art.

Les coups de pinceau s'abattaient sur la toile en une grêle ininterrompue et quelques personnes s'étaient arrêtées pour observer cette frêle jeune femme, encore une enfant diraient certains, entièrement habitée par son ardeur créatrice et complètement coupée du monde.

Au bout d'une heure ou deux environ, des crampes dans le bras la forcèrent à relâcher son attention. Remarquant les quelques badauds qui l'observaient avec des yeux ronds, elle eu un sourire gêné, comprenant ce qui venait de se passer et espéra que l'un d'eux voudrait lui acheter une toile pour payer son repas du jour.
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Clément

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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Dim 2 Mar - 16:32

Clément venait d'avoir un entretien des plus pénible avec un commédien, si on pouvait l'appeler comme cela, des plus médiocre et vaniteux ce qui l'insuportait.

Il décida donc de se promener dans le fameux quartier de Montparnasse en ayant le faible espoir de trouver la perle rare qui lui fallait pour la pièce qui allait bientôt se dérouler dans son théâtre et tenter de se détendre pour ne pas arriver dans cet état de colère chez de vieux amis à son père afin d'éviter de les froisser.

Il errait tranquilement dans une rue tranquile ou des artistes déployaient leurs oeuvres au publique. Il s'arrêtait de tant en temps à certains stands pour regarder ce qui se faisait en ce moment car il avait complétement perdu pieds de ce coté la depuis qu'il avait repris en main l'entreprise de son défunt père.

C'est alors qu'il arriva dans un coin de ce quartier qui était plus vert ce qui aida à le détendre. Cela lui rappelait le domaine de la maison familiale. C'est en errant ainsi tout en goutant au plaisir des arbres qu'il vu une artiste qui semblait épanouie dans son art sans se soucier du regard des autres ce qui devenait rare.

Mais quelque chose chez cette jeune femme le troublait. Il ne savait dire quoi. C'était comme une impression de déjà vu ou quelque chose comme cela. Il s'arrêta et chercha ou il avait pu la rencontrer.

Au bout d'un moment lorsqu'elle sortit de sa transe il se rapprocha et admira ses peintures afin de mieux la voir afin de voir si finalement il la connaissait et lui dit appréciateur:

"Je trouve que votre style sort de l'ordinaire ce qui est très agréable..."
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Elisa

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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Mar 4 Mar - 20:15

Elisa jeta un bref regard sur les personnes qui l'observaient, haussa distraitement les épaules et se mit à essuyer son pinceau. Après tout, rien ne servait de brusquer ces braves gens, sans doute aucun n'avait les moyens-ni l'envie- de dépenser des sous qui seraient bien mieux investis dans un repas ou une choppe de bière ...

Cependant, cette pensée qui lui venait pourtant quotidiennement à l'esprit lui fit un pincement au coeur; il lui arrivait souvent de passer des journées sans manger parce que les quelques clients qu'elle avait réussi à fidéliser parmi de jeunes gens loufoques de la haute société oubliaient de venir voir ses dernières oeuvres, l'obligeant à exécuter quelques travaux de couture par ailleurs pour payer son maigre loyer.

Rêveuse, elle ne fit tout d'abord pas attention au jeune homme qui s'était approché des toiles toujours appuyées contre le tronc de l'arbre. Elisa sursauta lorsqu'elle prit conscience de sa présence, puis se reprit. Son apparence soignée lui arracha un petit soupir; encore un hobereau en mal de peinture!

Le jeune homme lui adressa la parole en la complimentant. Elisa, surprise, l'observa plus attentivement. D'habitude, les jeunes nobles imbus de leur personne vêtus comme cet individu lui passaient commande de la toile qu'ils voulaient et lui donnaient un délai ridiculement court pour l'accomplir. Jamais un mot de compliment ou même laissant entendre la plus petite satisfaction.

De plus, quelque chose la tourmentait. Cette personne, sa manière de bouger, sa voix, lui rappelaient vaguement quelque chose, comme remontant des profondeurs de sa mémoire. Troublée, Elisa lui répondit:

" Bonjour monsieur. Je suis heureuse que ces modestes esquisses vous plaisent. Puis-je faire quelque chose pour ..."

Interdite, la jeune femme ouvrit de grands yeux, sa voix mourrant dans sa gorge. Un brusque éclair de compréhension venait de la traverser; elle se souvenait qui était cet homme!

D'une toute petite voix, elle demanda dans un souffle:

"Clément? Clément du Château? Est-ce vraiment toi?"
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Clément

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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Dim 9 Mar - 18:41

Il n'avait pas voulu l'effrayé et avait attendu sagement qu'elle sorte de saléthargie tout en observant de plus près ses toiles mais sa tentative fut vaine lorsqu'il se rendit compte de son sursaut.
Il lui souria donc et lui dit:

"Je suis désolé je ne voulais pas vous effrayée.

Mais dites moi pourquoi tant de surprise face à une personne qui attache de l'intérêt à vos oeuvres?"

Tout en lui parlant il détailla les traits fins de son visage, certains de les avoir déja vu quelque part mais il n'arrivait pas à remettre cette jeune fille dans un contexte particulier.
Il allait répondre à sa question lorsque le visage de la jeune fille s'illumina et prononça ses noms et prénoms. Cette voix lui était familière comme si il l'avait entendu durant des années.

Il lui répondit étonné mais également rassuré dans ses sentiments:

"Oui c'est bien moi. Vous me rassurez dans le fait que vousme connaissez et que j'avais le sentiment de vous connaître.
Mais veuillez excuser mon défaut de mémoire je n'arrive pas à remettre un nom sur votre visage..."

C'est alors qu'un éclair lui traversa l'esprit et retrouva instatanément le nom de cette jeune femme qu'il avait cotoyé tout au long de son enfance lorsque leurs parents venaient à se rencontrer.
Il lacha alors avec un grand sourire:

"Elisa je suis content de te revoir. 9a faisait longtemps..."
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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Mer 12 Mar - 20:40

Elisa n'en croyait toujours pas ses yeux. Ebahie, elle resta debout les bras ballants à détailler le jeune homme qui se tenait devant elle, peinant à réaliser qu'il s'agissait bien de Clément. Pourtant, il ne pouvait y avoir aucun doute possible: ces traits, ces cheveux ... tout correspondait à ses souvenirs et de toute manière, lui-même avait confirmé son identité et l'avait reconnue à son tour. Lui aussi avait eu besoin de temps pour la reconnaître mais ce n'était guère étonnant, après toutes ces années ...

Aussitôt, des images surgirent dans l'esprit d'Elisa, la ramenant en ces jours lointains de son enfance, où elle vivait encore dans la belle propriété des Maliany. Des souvenirs de jeux et de rires s'imposèrent à elle, et le visage d'un petit garçon se mêlait à ces visions. Aujourd'hui, le petit garçon avait bien grandi. Pas étonnant qu'ils aient eu autant de mal à se reconnaître; tout cela remontait à tellement longtemps!

Encore étourdie, la jeune femme posa le pinceau qu'elle essuyait sur son siège, puis se ressaisit.

"Clément, quel plaisir de te revoir! En effet, cela fait si longtemps!Il faudra que tu me raconte tout ce qu'il t'est arrivé depuis la dernière fois que nous nous sommes vus!! Pourquoi ne m'avoir donné aucune nouvelle de toi pendant tout ce temps?"

Tout en parlant, Elisa se remit à observer la toile qu'elle avait commencé d'un oeil critique. Elle ne pouvait pas s'en empêcher. Elle avait beau retrouver un ami d'enfance perdu de vue depuis des lustres, son art restait tout de même prioritaire pour elle, et elle devait absolument se remettre au travail pour attirer des clients potentiels. Il fallait bien qu'elle gangne son pain!

La question du jeune homme lui revenant à l'esprit au sujet de sa surprise lorsqu'il l'avait complimentée, elle répondit:

"Tu sais, c'est tellement rare les compliments pour une femme dans ma profession ... Les gens considèrent que je n'ai rien à faire ici, que ma place est aux fourneaux avec un mari pour lequel je dois être une dévouée servante..."

Ne désirant pas s'étendre sur le sujet, Elisa se tut puis attendit, levant un sourcil interrogateur, qu'il prenne la parole pour répondre à ses questions.
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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Sam 15 Mar - 11:52

Ces grandes boucles blondes et ses grands yeux bleux comment avait- il - fait pour ne pas les reconnaître immédiatement. Lui qui avait passé tant de temps avec une jeune fille pendant que leurs parents refaisaient le monde à leur façon. Après toutes ces années cette jeune femme était toujours aussi resplendissante.

Pendant un bref instant Clément eu le sentiment qu'il était retombé en enfance et se retrouvait en compagnie de son amie de toujours. Mais en grandissant ils ne s'étaient vu que de plus en plus rarment à cause de leur éducation respective et par la suite par leurs obligations.

L'interpellation de la jeune femme le ramena dans le présent puis il lui répondit gentiment:

"Il est vrai que cela faisait longtemps ma chère Elisa.
Mais si ma mémoire est bonne c'est toi qui a cessé de donner de tes nouvelles lorsque tu es partie de chez toi il me semble.
Enfin bref je suis pressé d'entendre ce qui t'es arrivé aussi depuis la dernière fois que nous nous sommes rencontrés."


Lorsque le regard d'Elisa se retourna vers sa peinture il en fit de même et ajouta:

"En tout cas je ne te savais pas un tel talent ou sinon c'est que cela fait trop longtemps que nous nous sommes point vue."

Puis à la dernière remarque de celle ci il lui dit sur un ton rieur:

"Moi je ne te le souhaites pas car ce n'est pas dans ton caractère. Mais si un jour cela arrive la personne que je plains le plus est bien ce serait ton mari puisqu'il en verrait de toutes les couleurs."

Clément ne pensait pas que ce que les gens disaient sur le fait que les vieilles habitudes revennaient extrement rapidement mais après cette rencontre il n'avait plus de doute sur ce point: il avait toujous aimé taquiné cette jeune fille qui maintenant est devenu une resplendissante jeune femme et cela continuait.

Il luiadressa un grand sourire plein de gaieté en attendant la uite des évènements. Les habitudes de la jeune femme reviendraient - elles également?
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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Sam 15 Mar - 21:12

Elisa s'assit sur son siège après avoir récupéré son pinceau tout en écoutant Clément parler. Elle se remit alors à peindre, mais attentive à ce que lui disait son ami, elle fit la grimace devant le résultat de ses coups de pinceaux. Elle n'arriverait à rien de cette façon, son attention ainsi partagée entre sa toile et son compagnon!

Avec un soupir, elle reposa sa palette, fouilla dans son sac et en sortit son carnet de croquis ainsi qu'un crayon.
Elle répondit alors à la deuxième remarque de Clément:

"Ce n'est pas étonnant que tu l'ignorais, je n'en ai jamais parlé à personne, mes parents trouvaient que c'était déshonnorant pour une jeune fille de ma condition de se livrer à une occupation aussi populaire que la peinture. Aussi, je me suis procurée le matériel nécessaire grâce à une amie, et je me suis entraînée en cachette jusqu'à ce que je sois prête..."

Elisa avait parlé d'une voix lointaine, revoyant ces jours de son adolescence où elle passait de longues heures dans sa chambre à dessiner et à guetter constamment les bruits de pas de l'autre côté de la porte ...
Rêveuse, elle prit son pinceau et se mit à dessiner le bâtiment qui se dressait devant elle, une église comme on en trouvait des dizaines dans la capitale.

C'est alors que Clément émit une remarque moqueuse sur ce que serait son couple si elle était mariée.
Un instant surprise, la jeune femme partit d'un grand éclat de rire. Elle retrouvait bien là son ami, toujours prêt à sortir une phrase ironique à son sujet. C'était là un petit jeu entre eux depuis toujours, et Elisa avait de longues années d'entraînement derrière elle:

"Je ne suis pas sûre que mon hypothétique mari soit plus malheureux que ton éventuelle épouse. Je la plains déjà, la pauvre, à essayer de cuisiner quelque chose qui trouve grâce à tes royales papilles! Si je me souviens bien, tu faisait enrager notre pauvre cuisinière lorsque tu venais nous rendre visite ..."

Un large sourire accroché aux lèvres, Elisa se réjouit de constater que rien n'avait changé entre eux. Mais la vie lui avait réservé de cruelles désillusions, aussi restait-elle un peu sur ses gardes avant d'être totalement rassurée. Après tout, elle ne savait pas grand chose du jeune homme qui se tenait devant elle, ces longues années de séparation avaient peut-être changé l'ami de ses souvenirs. Elle était bien placé pour savoir combien une personne pouvait décevoir l'image qu'on avait d'elle!

Fixant son regard sur le jeune homme, elle lui demanda fermement, comme si elle le mettait au défi de refuser:

"Alors, vas-y, commence. Raconte-moi ce qu'il t'est arrivé depuis notre rencontre."
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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Dim 16 Mar - 17:26

Clément tout en observant le spectacle qu'il avait devant lui il s'appuya tout d'abord à l'arbre sous lequel la jeune femme avait trouvé refuge pour vendre ses toiles. Puis il se posa au pied de l'arbre adossé à l'arbre tout en observant les coups de pinceau de celle ci. Elle était trop distraite par sa présence pour pouvoir accomplir quelque chose de convenable.

Lorsqu'il vit sa grimace il lui adressa un regard désolé digne de ceux qu'il lui adressait autrefois afin de se faire pardonner auprès d'elle. Il écouta attentivement ce qu'elle lui disait sur ses débuts dans le métier de peintre et il lui dit:

« J'ai toujours pensé que tu avais une âme très noble et cet acte ne fait que renforcer ce sentiment. Très peu de personne de notre milieu aurait ton courage. Moi j'ai eu la chance d'être passionné dans le milieu qui intéressait ma famille donc je n'ai pas à me plaindre.»

Mais à sa boutade la jeune femme avait éclaté d'un rire majestueux qui lui rappela un bref instants des parties de fous rire entre eux lorsqu'ils étaient enfants. Il lui adressa dès lors un sourire à la fois moqueur et heureux de retrouver cette amie avec qui il avait tant de souvenirs.

Ce fut au tour de Clément d'éclater de rire à la remarque de la demoiselle et lui rappela combien il avait fait rager la cuisinière du manoir de son ami. Il lui répondit donc:

« Pour tout te dire les cuisinières chez moi avaient vite prit l'habitude de ce défit que je leur lançait régulièrement mais la votre tombait toujours le panneau et je dois avouer que cela me distrayait.
Mais pour une épouse éventuelle je pense que je pourrais lui éviter cette tache et engager une cuisinière ou un cuisinier qui saura me satisfaire.»


Puis il la fixa avec un sourire mystérieux dont il avait acquéri l'usage au cours de son éducation. Puis voyant son air de défis il lui répondit:

« Toujours aussi dissuasive de désobéir je vois. »

Il marqua une pause avant d'entamer son récit sur ces années passées sans nouvelles de la jeune femme.

« Après notre dernière visite dans votre domaine je commençais entrer dans l'age de l'adolescence et mes parents se sont mis en tête de commencer mon éducation dans l'idée de prendre un jour la suite de mon père. J'ai du donc l'accompagner pour suivre ses transactions, rencontrer ses amis, ses collaborateurs et tous ceux qui pourraient me servir plus tard dans ma profession.
Ma mère de son coté à commencer à renouveler ses liens avec les familles nobles et bourgeoises importantes afin de me trouver en temps voulu une jeune femme qui serait digne de ma personne. »


Apres cette dernière remarque il se tourna vers la jeune femme et lui fit une grimace tout en disant:

« C'est bien une idée des gens de la haute société ça on aura du mal à les changer. »

Après cela il regarda la jeune femme et lui dit avec un sourire malicieux:

« Mais si tu veux connaître la suite de cette folle aventure que ce trouve être ma vie il faudra d'abord commencer le récit sur la tienne.... »
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Elisa

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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Mer 19 Mar - 19:04

Tout en écoutant son ami parler, Elisa continuait le croquis de l'église qu'elle avait commencé à dessiner. Ce travail demandait beaucoup moins de concentration que la peinture et elle pouvait ainsi avancer son travail tout en s'intéressant à la conversation. Machinalement, une partie de son esprit remarqua que ce croquis s'insérerait très bien en arrière fond de la toile qu'elle avait entamé, mais elle ne développa pas cette idée, préférant la laisser de côté pour le moment et se concentrer sur ce que lui disait Clément.

De vives couleurs lui montèrent aux joues lorsqu'elle entendit le compliment qu'il lui fit au sujet de son choix et d'elle-même. Elle avait reçu si peu de paroles aimables ou même simplement polies depuis qu'elle avait quitté sa famille que cela lui fit vraiment chaud au coeur:

"Oh merci beaucoup Clément! Tu ne peux pas savoir le plaisir que tu me fait en me disant cela! Si tu savais comme je m'en suis voulue les premières semaines en pensant au mal que j'avais fait à mes parents en partant ainsi ..."

Elle avait parlé d'une voix lointaine, presque un murmure en fait, tellement sa gorge se serrait d'émotion en repensant à ce sentiment de culpabilité qui la tenaillait si souvent.

Emue, elle s'arrêta de dessiner. Décidément, il était dit qu'elle n'arriverait à rien ce matin là! Mais elle ne le regrettait pas, la retrouvaille d'un vieil ami compensait largement un repas en moins.

Un léger sourire éclaira son visage lorsque Clément répondit à sa boutade; manifestement lui non plus n'avait pas oublié tous ses réflexes!
Puis il obéit à son injonction et commença le récit de sa vie depuis leur dernière rencontre. Elisa l'écouta très attentivement, avide de savoir ce qu'il lui était arrivé depuis tout ce temps.

En quelques phrases, en quelques mots, il la transporta dans ce monde qu'elle avait quitté, un monde de codes, de convenances, de mots subtils et de salons mondains, ce monde dans lequel elle se sentait lentement étouffer à mesure qu'elle grandissait.
Cependant, Clément avait raison: ses parents ne l'avaient jamais empêché de se consacrer à sa passion, le théâtre, bien au contraire, et cela l'avait sans doute beaucoup aidé à supporter les lois rigides de cet univers impitoyable. Elle se mit alors à rêver à ce que sa vie serait si ses parents ne méprisaient pas autant la peinture: fermant les paupières, des images défilèrent rapidement devant ses yeux clos, atelier, expositions, reconnaissance, ...

Elle se reprit rapidement lorsque son ami lança sa petite remarque sur les gens de la haute société. Souriante, elle allait lui répondre lorsqu'il l'enjoignit de commencer son propre récit. Prise de court, elle comprit qu'elle ne pourrait plus se défiler et qu'elle allait devoir lui raconter sa vie- ou du moins, une partie de sa vie, car sa fierté l'empêchait de reconnaître certaines choses, même à son ami de toujours, tellement elles constituaient l'antithèse du monde dans lequel ils avaient évolué dans leur enfance:

"Très bien ... Par où commencer? tout est tellement confus, tellement complexe ... Je t'ai donc dit que je m'étais longtemps entraînée en cachette à la peinture. Quand j'y repense c'est vraiment un miracle que mes parents n'aient jamais rien soupçonné! L'année de mes 18 ans, j'ai sorti clandestinement un de mes dessins et je suis venue ici, à Montparnasse, pour recueillir l'avis d'un artiste et savoir si je pouvais me lancer. Je n'ai pas osé dire que c'était moi qui l'avait fait, alors je l'ai montré à plusieurs peintres en leur demandant leur avis dessus, prétendant que mon père m'avait envoyée faire estimer une de ses propres oeuvres. Là, les 5 artistes que j'ai vus m'on complimenté dessus et ont dit que c'était l'oeuvre d'un bon dessinateur. Je n'en attendait pas autant mais j'ai eu ma réponse. Alors je suis partie, révélant mon choix à mes parents au dernier moment. J'ai quitté la maison tout de suite après, je ne voulais pas voir la déception sur leur visage. Les premiers temps ont été vraiment durs ..."

Elisa s'arrêta, ne désirant pas s'épancher sur ces premiers jours, emplis de misère de tristessee et de solitude. Avec un petit sourire pour dissiper ses souvenirs, elle dit:

"Voilà, je t'ai raconté le début de mon histoire. A présent à ton tour ..."
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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Dim 23 Mar - 18:57

Pendant qu'il discutait avec la jeune demoiselle il détaillait les différentes peintures de la jeune femme ce qui lui évitaitde croiser son regard lorsqu'il aborda le sujet de la huate société pour ne pas la géner encore plus qu'elle aurait pu l'être. Pour cela il avait essayer de rester le pllus bref possible.

Son regard se posa sur l'essai que la jeune femme faisait pendant son discours. Il devait admettre que c'était fort ressemblant et ce dit que cela ferait une jolie toile ou qu'en tout cas elle serait exploiter cette idée.

Lorsqu'elle l'apostropha sur son compliment il lui rendit gentimment un sourire plein de gentillesse qui lui avait toujours adressé. Il ne l'avait jamais considéré comme il considérait les femmes. Pour la rassura il ajouta d'une voix douce:

"Si je te le dit c'est que je le pense!"

Puis la jeunne femme commença à narrer son réçit. C'est alors qu'il la détailla discretement physiquement et sa conclusion était qu'elle ne devait point manger tous les jours à sa faim ce qui lui serra le coeur mais ne fit rien paraître pour ne pas la gener dans son récit.
Il l'écouta attentivement sans émettre le moindre commentaire ni la moindre question.

Après qu'elle eu finit il laissa quelques secondes passées avant de lui poser la question qui le brulait depuis quelques années:

"Mais dis moi il n'y avait aucun moyen de discuter aec tes parents afin de trouver une solution?"

Puis voyant que cela pouvait être maladroit il ajouta:

"Mais si cela te gênes tu n'es pas obligé de répondre évidemment!"

Mais lorsqu'Elisa lui demanda de narrer la suite de son histoire il se dit intérieurement qu'il aurait souhaité qu'elle avait oublié. Il se recala donc dans l'arbre, prit une profonde inspiration et commença denouveau son récit:

"Après mes parents ont inversé les rôles à mon égard. Ma mère, quand je suis véritablement entré dans l'adoléscence, a commencé à m'emmener moi et ma soeur chez des amis par ci par la afin de faire la rencontre des autres jeunes gens, si tu vois ce que je veux dire.
Père ne rentrait plus que très rarement sur Bordeaux car la travail l'acaparait beaucoup trop. Avec ma soeur nous nous somms beacoup rapprochés à cette époque."


Il marqua une pause car e sujet qu'il allait aborder lui était encore un sujet douloureux, puis il reprit sa narration:

"Et mon père, depuis un bout de temps, revint à la maison récemment. Ce fut une époque qui a connu beaucoup de péripéthies. Au bout de quelques jours ou tout ce passait bien nous comprimes pourquoi il tait rentré: mes parents nous avait trouvé 'les perles rares' ce qui nous a ravi avec ma soeur si tu vois ce que je veux dire....
Mais alors que les parents du prétendant à ma soeur étaient venus chez nous pour régler quelques affaires mon père a sucombé à un accident de chasse...."


Après ces derniers mots il se racla la gorge, se reprit et se tourna vers son amie:

"Et toi depuis ton départ, qu'est ce qui t'es arrivé?"
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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Lun 24 Mar - 10:16

Le crayon d’Elisa courait sur sa feuille, complexifiant la représentation initiale de la simple église qui lui avait servit de modèle. A présent le dessin représentait ce qui semblait être une grande chapelle couverte de lierre, nichée au cœur d’une clairière s’ouvrant dans une forêt sombre et touffue.

La question de son ami au sujet d’un possible dialogue avec ses parents sur son choix lui arracha un sourire amer. Elle répondit :

« Avoir une discussion avec mes parents ? Si tu savais comme j’en mourrais d’envie ! Mais il était inutile d’essayer. J’ai compris que toute tentative était vaine la seule fois où je m’y suis risquée, quand j’avais neuf ou dix ans. J’avais à cette époque une nouvelle nourrice depuis peu de temps ; elle avait perdu son mari et son fils unique dans les tranchées vois-tu, et ce drame l’avait complètement bouleversée, au point qu’elle n’avait plus jamais prononcé le moindre mot ni même souri depuis qu’elle avait appris la nouvelle. Un jour, je lui ai offert un dessin, un simple dessin d’enfant, un paysage ensoleillé ou quelque chose comme çà. Là elle m’a sourit et m’a dit merci. Si tu savais quel bonheur ce fut de l’entendre dire ce simple mot depuis toutes ces années ! »

Elisa se tut un instant, plongée dans ses souvenirs. Puis, elle reprit d’une voix lente :

« Alors le soir, à table, j’ai raconté ce qui s’était passé à mes parents en ajoutant que plus tard, je voulais vivre de çà, du dessin, pour apporter autant de joie aux autres qu’à ma nourrice. Là mon père m’a regardé avec des yeux si froids que je n’ai pas pu soutenir son regard. Il m’a dit d’un ton glacial que jamais un membre de sa famille ne se déshonorerais à vivre de ‘gribouillages’, que seuls les fainéants, les paresseux, ceux qui étaient incapable de gagner leur pain à la sueur de leur front faisaient ainsi. Depuis ce jour, je su que tout dialogue était impossible avec eux »

Puis Clément répondit à son injonction et continua le récit de sa vie avec semblait-il quelque peu de réticence, ce qui inquiéta Elisa. Y avait-il quelque chose qui était arrivé et dont il ne voulait pas parler ? Tout d’abord, son ami ne dit rien d’alarmant, parlant de sa vie en société, puis elle eut une grimace quand il évoqua les projets matrimoniaux de ses parents. Mais lorsqu’il révéla enfin le décès de son père, Elisa poussa un cri : « Non ! »
Aussitôt, elle jeta de côté crayon et carnet, se leva brusquement et prit son ami dans ses bras, en ce geste qui lui était si familier lorsque, enfants, elle le consolait de quelque chagrin.

« Oh Clément ! Pardonne-moi, je ne savais pas ! Excuse-moi, moi et ma satanée curiosité ! Je suis vraiment désolée !"

Elisa pleurait ouvertement, non seulement parce que son ami était à présent orphelin de père, mais aussi parce qu’elle avait toujours beaucoup apprécié cet homme, qui ne dédaignait pas tout ce qui touchait à l’art contrairement à ses propres parents. Petite, elle attendait toujours avec grande impatience ses venues car il se dégageait de lui une aura particulière, propre aux artistes et aux amis de ce monde là.

Séchant ses larmes, Elisa lâcha son ami, et se rassit tristement sur son tabouret, ne trouvant pas la force de se baisser pour ramasser son dessin. Quelques minutes plus tard, elle se souvint que Clément lui avait demandé la fin de son histoire. Elle raconta alors d’une voix qu’elle n’espérait pas trop tremblante :

« Eh bien, que dire ? Je me suis trouvée assez rapidement un petit logement dont le loyer n’est pas trop élevé et je complète mes revenus avec des travaux de couture que j’effectue régulièrement pour trois ou quatre mères de famille qui n’en ont pas le temps car trop occupées à travailler. C’est mon quotidien depuis toutes ces années. Il m’arrive souvent de quitter la ville pour aller passer un ou deux jours dans la campagne, surtout dans la forêt. Çà m’aide beaucoup à me détendre et à trouver l’inspiration. Voilà »

Toujours sous le choc de l’émotion, Elisa se tut. Pendant un long moment, on n’entendit plus que le chant des oiseaux auxquels se mêlaient le bruit des conversations et des rires des passants.
Puis, un homme visiblement intéressé par une de ses toiles, malheureusement pas une des plus grosses, s’avança et s’enquit de son prix. La jeune femme lui répondit en affichant un sourire de façade qu’elle eut bien du mal à faire. L’homme la paya alors, et Elisa, soulagée d’avoir vendu quelque chose ce matin-là, l’emballa soigneusement avant de lui donner. Une fois, l’homme parti le tableau sous le bras, Elisa conclut qu’elle avait là de quoi manger pendant deux jours. Alors elle se tourna vers son ami et lui proposa :

« Et si nous allions faire un petit tour ? Je n’en peux plus de rester là immobile »
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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Jeu 17 Avr - 21:31

Clément jeta un coup d'oeil à l'esquisse de la jeune femme pendant qu'elle continuait son récit avant de la refixer: il n'y avait pas de doutes elle avait un talent certain. Ses paroles lui rappelait les attitudes des gens de la haute face à ceux qu'ils considéraient comme médiocre et savait à quel point ils pouvaient se montrer intolérant.

Pour tenter de consoler son amie il passa un bras autour de ses épaules en lui disant:

"Tu sais mes parents sont pas bien différents des tiens. Mon père pouvait être très indulgent en ce qui concernait l'art mais pas sur la vie que je devais mener. Pur lui il n'y avait pas solution possible pour mon avenir: je devais prendre sa suite et puis c'est tout. Mais moi j'ai eu la chance, si on peut dire d'avoir la même passion que lui pour le théâtre...."

C'était ensuite à lui de narrer la fin de son histoire ce qu'il fit pour son amie mais s'en serait volontier passer. Un pincement au coeur lui prit lorsqu'il lui annonça la nouvelle et vit le changement d'expression de la jeune femme sur son visage.

Mais sa réaction, qu'elle avait toujours eu à son égard dans ce genre de circonstances, lui fit chaud au coeur et lui rapela des souvenirs de leur enfance. Il l'acceuillit donc avec chaleur avant de revenir dans la position qu'ils occupaient précédemment.

Au passage il lui passa une main sur le visage pour lui enlever les larmes qui coulaient: il n'avait jamais aimer la voir dans cet état surout lorsque c'était de sa faute. Il lui tendit un sourire chaleureux pour tenter de la réconforter.

Mais un homme arriva pour regarder ses oeuvres. Il se metta donc en retrait pour qu'elle puisse faire affaire en toute tranquilité. Puis lorsqu'il partit il revint vers son amie qui lui proposa de faire un tour. Tout en acquiessant d'un signe de tête il l'aida à se relver et lui dit:

"Je suis à tes odres princesse."

sa réponse était un petit clein d'oeil à leur passé: lorsqu'elle voulait faire quelque chose qui le tentait également il lui répondait toujours cette phrase. Il lui adressa donc un sourire complice pour voir si elle se rappelerait de ça...
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Elisa

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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Sam 19 Avr - 20:13

Toujours bouleversée par la triste nouvelle que son ami lui avait annoncée, Elisa n'avait pas attendu la réponse de Clément pour commencer à ranger ses affaires en vue de s'en aller. Elle voyait bien qu'il faisait tout ce qu'il pouvait pour la consoler et elle l'en remercia d'un sourire un peu tremblant, saluant intérieurement sa maîtrise de lui même.

Plongée dans ses tristes pensées, elle eut un léger sursaut lorsqu'il lui répondit par cette phrase qui semblait surgir du passé:
"Je suis à tes ordres princesse."
Elle le fixa pendant quelques instants, surprise que toutes ces petites habitudes aient si vite refait surface alors que cela faisait si peu de temps qu'ils s'étaient retrouvé. Elargissant vaillament son sourire, Elisa rétorqua par sa réponse rituelle:
"le prince est trop aimable"

Puis, elle se détourna pour achever de se reprendre et finir de ranger ses affaires. Elle emballa soigneusement ses toiles et prit un soin tout particulier à protéger celle qu'elle avait commencé en ce début de journée. Lorsque tout fut prêt, elle se releva et dit:

"Si cela ne te dérange pas, je vais faire un rapide saut chez moi pour déposer tout çà puis nous pourrons aller faire quelques pas dans un parc, qu'en dit-tu? Il fait tellement beau aujourd'hui, ce serait dommage de ne pas en profiter."

Puis sans attendre la réponse de son ami, elle se mit en route d'un bon pas. Quel bonheur de se dégourdir les jambes! Cela faisait quand même un sacré bout de temps qu'elle n'avait pas quitté son petit carré de verdure et aussi agréable fut-il, rien ne valait une petite balade dans les rues de Paris pour refaire connaissance avec un ami, surtout lorsque le soleil brillait si gaiement dans le ciel.

Les gens autour d'eux semblaient si heureux, les rires et les joyeuses inerpellations fusaient de tout côté. C'était ce qu'Elisa appréciait le plus dans ce quartier. Les gens étaient simples, ils savaient apprécier la vie à leur façon et même si comme aprtout on trouvait des fâcheux, il régnait cependant une bonne humeur qui restaura entièrement la sienne.

Après un petit moment, elle s'aperçut que son silence s'était quelque peu éternisé, habituée comme elle était à rester en tête à tête avec ses pensées. Se reprenant, elle posa une question quelque peu basique à Clément, se sentant un peu gênée; elle avait tellement perdu l'habitude de parler ainsi avec quelqu'un, comme çà, tout simplement:

"Alors, tout se passe-t'il bien pour toi à Paris?"
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Clément

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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Sam 19 Avr - 23:43

Clément observant la jeune femme pour savoir qu'elle saurait sa réaction vu parfaitement son amie d'enfance avoir un soubressot causé par la suprise de sa réplique.
Il craint pendant un instant qu'elle ne le prenne mal mais il n'avait pu se retenir très longtemps. Comme le dicton dit: chasse le naturel, il revient au galop. Ici c'est exactement ce qui s'était passé. En compagnie d'Eliza il avait l'impression de retomber en enfance.
Mais lorsque son sourire s'élargissa et qu'elle lui tendit le plus chaleureux des sourires tout en lui répondant sa réplique habituelle, Clément lui rendit un sourire radieux tout en lui disant amusé:

"Dans un sens, javais espéré que tu aurais oublié."

Puis il éclata de rire. Parce que la situation était tout à fait paradoxal: à leur age ils n'étaient plus censé s'adresser avec une telle familiarité sans poser de malentendus à l'éagrd de certaines personnes. Mais la revoir était vraiment trop beau pour se soucier du reste du monde.

Puis elle lui proposa de faire un tour tout en rangeant ses affaires. Il l'aida donc du mieux qu'il le pouvait pour les rassembler et les empaqueter. Une fois que cela fut fait il en prit autant qu'il pu afin qu'elle ne porte le moins de chose possible. Puis il lui mboitta le pas dans les ruelles de Montparnasse ou la vie quotidienne des artistes se faisait entendre par des éclats de rire et de vives discussions.

Il marchait silencieusement appréciant le moment lorsqu'Eliza rompit ce silence qui s'était installé.

"Je dois avouer que pour le moment je n'ai eu que très peu de temps pour moi. J'ai rencontré tous les collaborateurs de mon père, tout les amis de la famille se trouvant à la capitale, les diners d'affaires se succédant... Enfin je te fais pas de tableau je pense que tu connais ça plutôt bien... Aujourd'hui est la seule journée ou je me suis accordée une pause et je te rencontre. Plus ça va plus je me dis que j'ai bien fait."

Il lui adressa alors un sourire joyeux puis lui demanda:

"Et toi ta ve sur Paris, comment se passe - t -elle?"
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Elisa

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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Dim 20 Avr - 20:29

Le chant des oiseaux et le bruit des conversations emplissaient l’air d’une joyeuse musique propre à plonger Elisa dans ses pensées. Le contrecoup de sa rencontre avec son vieil ami commençait à se faire sentir et elle repensa à tout ce qu’il s’était passé depuis ce matin qui était pourtant semblable aux autres. Elle n’arrivait pas à croire que Clément ait pu resurgir dans sa vie comme çà, aussi simplement et surtout que tous les deux n’aient rien perdu de leurs petites habitudes. C’était sidérant ! Aussi, la jeune femme savourait chaque instant comme si ce n’était qu’un rêve et qu’elle pouvait se réveiller à tout moment.

En reposant les yeux sur son ami chargé d’une bonne partie de son fatras, elle lui adressa un large sourire :

« Merci beaucoup Clément pour ton aide. C’est vraiment très gentil à toi. Heureusement, je n’habite pas loin d’ici^^ »

Les deux jeunes gens marchaient tranquillement, fendant la petite foule d’habitués qui flânaient dans le quartier en observant les œuvres des nombreux artistes qui s’étaient établis le long de la route pour exposer leurs toiles. Tout en jetant un coup d’œil distrait aux réalisations de ses confrères, Elisa écoutait Clément raconter sa vie parisienne. Comme il le lui dit, ce qu’il décrivait faisait remonter nombre de souvenirs à la surface de sa mémoire, et elle hocha de la tête pour confirmer sa remarque. Elle prit alors conscience du temps et des aléas de la vie qui la séparaient de son ami. Lui avait continué à vivre et à évoluer dans ce monde si particulier, tandis qu’elle s’en était radicalement coupée, choisissant une toute autre voie. Cependant, par la simple magie de petites expressions et autres, ils s’étaient si rapidement retrouvés comme au temps de leur enfance qu’elle avait l’impression d’être entre les deux, à moitié dans sa nouvelle existence, à moitié dans son enfance, aussi avait-elle un peu besoin de temps pour se ressaisir.

Elle marchait machinalement, suivant le chemin qu’elle prenait tous les jours et guidant son ami à travers les petites ruelles qui formaient comme un labyrinthe qu’elle avait appris à connaitre. Tout en le menant vers une venelle particulièrement resserrée, elle répondit à sa question :

« Oh et bien moi, je dois dire que j’ai fini par prendre mes petites habitudes. Tous les matins, je vais m’installer sous le chêne de tout à l’heure et je peins aussi longtemps que je le peux d’affilée en exposant mes autres toiles, ou alors je croque les passants qui me le demandent, c’est aussi un exercice que j’aime beaucoup car çà permet de faire des rencontres parfois intéressantes. L’après midi, soit je reste au même endroit si j’ai une toile qui avance bien, ou alors je vais un tour dans les parcs de Paris pour marcher et me détendre un peu. J’en profite aussi pour mener mes commandes à ceux qui me le demandent. Des fois, je vais passer la journée dans la campagne ou une forêt. Voilà »

Tout en parlant, la jeune femme était arrivée devant la porte de l’immeuble où elle louait une petite chambre. Tirant une clé d’une de ses poches, elle ouvrit la porte qui grinça un peu et entra, invitant d’un geste de la main son ami à la suivre. Le hall où l’on devinait un escalier au fond était sombre et aurait mérité un bon coup de balai mais l’ensemble était plutôt bien par rapport à d’autres qu’elle avait visités avant.
Se dirigeant vers l’escalier, elle se mit à grimper les marches. Bien évidemment, sa chambre se trouvait tout en haut et elle espérait que Clément ne peinait pas trop derrière. Une fois arrivée, elle sortit une autre clé, ouvrit la porte et entra, posant son sac sur une petite table qui se trouvait juste après l’entrée. La petite pièce abritait un lit, une table, deux trois chaises, un coffre et c’était tout. Se tournant vers son ami, se sentant un peu gênée du contraste avec ce dont il avait l’habitude, elle attendit anxieusement sa réaction.
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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Lun 21 Avr - 15:52

Clément ayant la plupart des affaires de la jeune femme dans les bras l'avait suivit tranquilement et sagement à travers les petites ruelles dont était composée le fameux quartier de Montparnasse. Tout en la suivant de près il observait les gens qu'il croisait sur le chemin de l'appartement de la jeune femme.

Puis tout en l'écoutant sa narration sur la vie qu'était devenue la sienne après son départ de chez ses parents Clément savait pertinemment qu'elle lui cachait certains détails pour ne pas l'inquiéter ou qu'il ne se mette en colère.

Il réalisa ensuite qu'ils se trouvaient tout d'eux dans deux mondes complètement différents en un sens et dans un autre qui avaient d'énormes points communs. En effet, lui se trouvait dans un monde de façade alors qu'elle se trouvait dans un monde bien dur dans lequel même les gens qui travaillent dur ont du mal à ganger leur vie. Et d'un autre coté ils faisaient partis du monde de l'art dans lequel le travail et la rigueur étaient les mots d'odre.

Mais il fut stoppé dans sa réflexion lorsque la jeune femme s'arréta devant la porte d'un immeuble et sortit une clé afin d'ouvir une porte qui commençait à avoir grandement besoin d'entretien. Mais il ne dit pas un mot et suiva Eliza au seil du batiment. La porte était à l'imgage de ce qu'il découvra: la poussière était très présente ainsi que les toiles d'araignées. Il monta les marches unes à unes ne décollant pas la jeune fille même étant chargé ainsi: le sport qu'il pratiquait fut d'une grande aide pour ne pas peiner dans la montée.

Lorsqu'il arrivèrent tout en haut elle sortit une autre clé pour ouvrirla porte qui donnait sur la chambre de bonne. Une fois qu'elle entra il entra à sa suite lorsqu'elle lui fit signe d'entrer. La pièce n'etant que meublé du nécessaire et encore c'était beaucoup dire. Mais voyant l'air de la jeune femme il ne fit aucun commentaire désagréable même si cela lui faisait un pincement au coeur de la voir vivre dans un tel endroit.

Il lui dit alors pour la rassurer:

"Tu es très bien placée dans Montparnasse."

Il lui tendit alors un sourire et déposa doucement les affaires de la jeune femme sur la table tout en faisant bien attention de ne rien abimé. Une fois que cela fut fait il se tourna vers la jeune femme et lui demanda:

"Ou est ce que mademoiselle souhaite aller se dégourdir les jambes à présent?"
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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Lun 21 Avr - 17:31

Serrant nerveusement ses mains l’une contre l’autre, Elisa guettait les réactions de son ami. Elle savait pertinemment ce qu’il pensait, et elle ne pouvait pas l’en blâmer. Quelle différence entre cette misérable pièce et la somptueuse propriété où ils s‘étaient vu pour la dernière fois …
Cependant, il eut la délicatesse de dire une parole aimable au sujet de la localisation de son logement, et l’en remercia d’un grand sourire.
Après que Clément eut posé avec soin ses affaires sur la table, il lui demanda où elle voulait aller sur le même ton malicieux qu’il avait l’habitude d’user avec elle. Elisa réfléchit un instant puis répondit :

« Que dirais-tu d’aller faire un petit tour à Fontainebleau ? Avec le temps qu’il fait, il serait dommage de ne pas profiter un peu de la nature, et j’aime beaucoup cet endroit, je le trouve très reposant. »

Tout en attendant la réponse de son ami, Elisa s’empressa de ressortir sa clé et d’ouvrir sa porte pour sortir. Elle voulait rester le moins de temps possible chez elle, consciente de l’image misérable de sa situation qu’elle exprimait. Mais elle se souvint de quelque chose tout d’un coup et rentra brusquement chez elle pour poser l’argent qu’elle avait tiré de la vente de sa toile, ne gardant que quelques pièces avec elle pour son déjeuner.

Puis réfléchissant rapidement, elle prit son calepin et son crayon dans son sac. Avec un petit sourire, elle expliqua à Clément :

« Excuse-moi, mais je ne peux pas sortir sans prendre mon carnet. A chaque fois que j’y vais, il y a toujours quelque chose qui retire mon attention que ce soit une plante, un animal ou autre chose. Mais ne t’inquiète pas, je ne passerai pas tout mon temps à dessiner^^ »

Puis, attrapant un châle au passage, elle se tourna vers son ami et demanda :

« Alors, cette destination te convient-elle ? »
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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Lun 21 Avr - 18:19

Clément voyant la jeune femme stressée à ce qu'il pouvait penser il lui adressa un grand sourire ne faisant rien paraître de ce qu'il pouvait penser de cet endroit.

C'est alors que son amie lui proposa d'aller se promener à Fontainbleau. Cette propistion ne le surprit guerre puisque lorsqu'ils étaient jeunes la jeune fille qu'il connaissait adoré arpenter les bois et forêts pour se retrouver au contact de la nature.Il lui répondit donc:

"Va pour Fontainbleau. Tu as raison ce serait domage par un temps pareil de rester dans un endroit clot. En plus ça me fera rendre de l'air frais ce que j'ai rarement fait ces derniers temps...."

Puis ils sortirent la jeune femme commençant à refermer la porte derrière eux lorsqu'elle fit brusqument machine arrière, entra dans la chambre, posa ce qu'elle venait de gagner et attrapa un calepin. Ce geste le fit sourire car il imaginait très bien la jeune femme rester des heures à comtepler la nature et la croquer par pur plaisir.

Il lui dit alors en guise de réponse sur le ton de la plaisanterie:

"Ces artistes...Toujours au boulot..."

Puis il répondit à la question de la jeune femme:

"Cela me convient tout à fait."

Sur ces mots ils partir de l'immeuble et prirent la direction de Fontainbleau.
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MessageSujet: Re: une journée comme les autres ...   Lun 21 Avr - 18:42

Arrow fin du topic: suite à Fontainbleau.
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